Ecole à Namadi

Namadi, août 2016.
Au-dessus de la route et du bourg, l’école.
Ram Chandra, professeur, nous fait visiter, assister, rencontrer.

Un nouveau bâtiment, pour recevoir de nouvelles classes, est en cours de construction.

10 heures du matin.
Cérémonie d’ouverture.
Toute l’école est rassemblée dans la cour, les élèves en rang par classe, et face à eux, les professeurs, la direction.
Les élèves entonnent l’hymne national. Une chorégraphie s’en suit, puis vient le temps du grand quiz.
Les élèves qui répondent avec justesse sont acclamés.

Salle des professeurs. Photo souvenir.
Les enseignants conduisent leurs élèves en classe.
Autres séances photos :
-classe de grands au 7ème niveau (équivalent 5ème de collège) auprès de notre guide
-classe du premier niveau (équivalent du CP)
-classe de maternelle

A propos

On m’appelle Kaka. Kaka, en népali, signifie oncle paternel.
Je précise que je n’ai aucun lien de famille avec les habitants de Rasnalu, en particulier les Sunuwar de la lignée des Jijicha, parmi les descendants du lointain ancêtre et fondateur Serva, à la huitième, neuvième génération ou dixième génération.

En fait, ledit Kaka vit en France, il a toujours vécu en France.

Mon premier séjour date de la fin de l’année 1979, et l’année 1980. J’ai eu l’occasion d’y retourner ensuite, mais pour des durées plus courtes -semaines, un ou deux mois-, surtout en période de mousson qui correspond aux  vacances scolaires en France, et donc à mon temps disponible.

J’étais là pour des études universitaires, au jeune âge qui va avec, pour des études de géographie précisément. J’avais à Rasnalu mon “terrain d’observations”.

Et puis, au fil du temps, je m’y suis fait des amis.
Par exemple, Top Bahadur Sunuwar.
C’est lui qui m’a guidé, m’a expliqué. J’ai pris des notes, j’ai regardé.

Ci-dessous, c'est moi kaka, avec top Bahadur Sunuwar

Le temps a passé.

Je ne sais ce qu’il m’a pris de vouloir surfer sur Facebook, alors que ce jour là, je fêtais mes soixante ans.
Par curiosité, j’ai cliqué sur les liens qui mènent à tout, alors, Rasnalu, sait-on jamais.
Le souvenir que je garde du village, c’est aussi l’absence de tout ce qui donne notre confort de vie : la route, l’électricité, les télécommunications, et les mille commodités qui dépendent de ces moyens.

Et je dois me rendre à l’évidence : le village est à présent sur Facebook, il est branché, à la portée de deux ou trois mouvements de souris de PC !

Correspondre, c’est bien. Séjourner, c’est encore mieux.
C’est ce que l’on m’explique entre deux clics.
Je le comprends parfaitement.

Sitôt passés les 60 ans, je pars.
Derrière moi, trois jours à la première année, trois semaines à la seconde en août 2017.

Août 2017 : avec moi, des photos prises au vieux temps.
J’ai recherché les personnes, ou leur famille qui se trouvaient dans le viseur en 1979-80.
Voilà ce que j’ai fait.
Et comme je disposais d’un appareil photo de la nouvelle génération, j’ai renouvelé les clichés.
En voici quelques uns.
J’ai, dans cet album en ligne, ajouté un commentaire : pour expliquer.

Culture de thé

La culture de thé à Bhuji ḍãḍā fait suite à la cession, vente ou mise à disposition de près de 1000 ropani (50 hectares) de terres par les Sunuwar à une entreprise dont le siège est à Kathmandu, la tãbe ciyā company .
La compagnie procède aux travaux avec son équipe d’ouvriers, une main d’oeuvre extérieure au village. Les plants de thé mettent plusieurs années avant de produire.
Le climat qui règne à Rasnalu se prête à la culture du thé : relative fraicheur, (à 1800-2000m.), humidité (en période de mousson). L’eau est disponible, à raison de conduite et de bassins de retenue. Les plants sont aspergés en saison sèche. L’investissement est conséquent, hors de portée, à cette échelle, des habitants de Rasnalu.
Après 20 à 25 ans d’exploitation, la part des plantations sur terre qui n’a pas été vendue sera restituée aux propriétaires.
La culture de thé à Rasnalu a débuté en 2012. Elle prend place au lieu-dit Bhuji ḍãḍā, vaste espace en propriété des Sunuwar, qui servait naguère exclusivement de pâturage.

 

Champ de thé
Une équipe d'ouvriers se charge de planter de nouveaux pieds
Des ouvrières surtout.
Les plants sont placés dans des trous creusés à la houe (nep. kodālo)
Pied de thé, après plusieurs années. C'est à 5 ans qu'il commence à produire.
Bassin de retenue en amont.